Centre ophtalmologique Valmy

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Larmoiements

Larmoiements :  J’ai les yeux qui pleurent

Qu’est-ce que le larmoiement et ses causes ?

La plupart de nos larmes sont produites par les glandes lacrymales, qui sont situĂ©es au-dessus de la moitiĂ© externe de chaque Ɠil.

Pour maintenir l’équilibre, les larmes sont continuellement Ă©vacuĂ©es à chaque clignement, Ă  travers les points lacrymaux dans les coins internes des paupiĂšres supĂ©rieures et infĂ©rieures.

 Elles sont ensuite Ă©vacuĂ©es Ă  travers les canalicules lacrymaux vers le sac lacrymal situĂ© dans les os du nez. Le trajet se termine dans les fosses nasales, Ă  travers le canal lacrymo-nasal, oĂč les larmes sont soit rĂ©absorbĂ©es soit s’Ă©vaporent.

Les pathologies des voies lacrymales génÚrent un larmoiement encore appelé épiphora.

Un larmoiement est donc secondaire à :

  • un dĂ©faut d’évacuation des larmes. Lorsque les voies lacrymales sont obstruĂ©es ou rĂ©trĂ©cies, les larmes en excĂšs s’accumulent, coulent alors sur les joues et engendre un larmoiement.


Les causes principales sont les lithiases lacrymales, les canaliculites et les sténoses post-traumatiques.

Les malpositions palpébrales ou des points lacrymaux peuvent aussi entraver le trajet des larmes.

  • Une hypersĂ©crĂ©tion lacrymale. Cette hypersĂ©crĂ©tion est consĂ©cutive Ă  une irritation de la surface oculaire (sĂ©cheresse oculaire, conjonctivite, blĂ©pharite, allergie
). Elle peut ĂȘtre rĂ©flexe lors d’exposition au vent, au soleil ou Ă  la poussiĂšre. Les capacitĂ©s excrĂ©toires du systĂšme lacrymal sont alors dĂ©passĂ©es.


Les causes du larmoiement sont multiples. Il est essentiel de réaliser un diagnostic étiologique précis avant de décider de la prise en charge thérapeutique.

Qui est concerné ?

Larmoiement de l’enfant

Environ 1% des enfants naissent avec une sténose congénitale du canal lacrymonasal (fermeture du canal reliant la surface oculaire à la fosse nasale).

Dans la majoritĂ© des cas le larmoiement est secondaire Ă  l’imperforation du canal lacrymo-nasal.

Il existe alors un larmoiement associé à des sécrétions plus ou moins abondantes sur la surface oculaire et les paupiÚres.

Une « canalisation », c’est Ă  dire une ouverture spontanĂ©e de ce canal, survient dans 90% des cas au cours de la premiĂšre annĂ©e de vie.

Les parents doivent alors réguliÚrement laver la surface oculaire des yeux de leur enfant, et il leur est enseigné une technique de massage du sac lacrymal pour « faire pression » sur la sténose et ainsi espérer la lever.

Un examen ophtalmologique de l’enfant permet Ă©galement d’éliminer les diagnostics diffĂ©rentiels devant un larmoiement.

Larmoiement de l’adulte

Le larmoiement est une cause fréquente de consultation.

Chez l’adulte, le larmoiement est souvent d’origine multifactorielle.

L’incidence des pathologies des voies lacrymales augmente avec l’ñge.

Le larmoiement peut-ĂȘtre liĂ© Ă  :

  • une malposition des paupiĂšres et du point lacrymal
  • une irritation de la surface oculaire(allergie, syndrome sec, dysfonctionnement meibomien)
  • une stĂ©nose du canal lacrymonasal


Un examen ophtalmologique complet associé à un test des voies lacrymales orientera la prise en charge.

SymptĂŽmes

Larmoiement chronique

Le larmoiement est un motif de consultation fréquent en raison du fort retentissement physique et psychologique chez les patients.

La baisse d’acuitĂ© visuelle, les douleurs et rougeurs oculaires, les irritations palpĂ©brales allant jusqu’à l’eczĂ©matisation des paupiĂšres sont des symptĂŽmes surajoutĂ©s trĂšs inconfortables pour les patients.

Dacryocystite

Elle dĂ©signe une infection du sac lacrymal, qui fait suite Ă  la stagnation des larmes Ă  l’intĂ©rieur de celui-ci. La principale cause de dacryocystite est la stĂ©nose du canal lacrymo-nasal, c’est-Ă -dire que ce canal est partiellement ou totalement bouchĂ©. Les larmes ne peuvent alors plus s’écouler vers les fosses nasales et stagnent Ă  l’intĂ©rieur des voies lacrymales. Le sac se distend et les liquides s’infectent, entraĂźnant des signes inflammatoires locaux.

En cas de dacryocystite, on retrouve une tumĂ©faction, plus ou moins volumineuse, localisĂ©e au coin interne de l’Ɠil. La peau est rouge Ă  ce niveau et la pression en est douloureuse.

Les principales complications d’un tel Ă©pisode sont :

  • La fistulisation, avec, parfois, une nĂ©crose de la peau en surface et la vidange de l’abcĂšs
  • La cellulite orbitaire et ses complications, potentiellement trĂšs sĂ©vĂšres


La prise en charge d’une dacryocystite est mĂ©dico-chirurgicale.

Dans un premier temps, il convient de prendre en charge l’infection et ses consĂ©quences. Un traitement antibiotique est nĂ©cessaire. Parfois, votre ophtalmologiste devra inciser le sac lacrymal, pour Ă©vacuer le pus en excĂšs dans celui-ci.

Dans un second temps, il faudra prendre en charge la cause de cet Ă©pisode : l’obstruction du canal lacrymo-nasal. L’intervention privilĂ©giĂ©e dans ce cas est la dacryo-cysto-rhinostomie(DCRS), qui permet de crĂ©er une nouvelle voie d’accĂšs aux fosses nasales, via une incision dans le sac lacrymal et la mise en place d’une sonde d’intubation en silicone.

Quels sont les explorations et traitement ?

L’Exploration des voies lacrymales se fait par  un sondage doux puis un  lavage des voies lacrymales rĂ©alisĂ© au cabinet d’ophtalmologie.

Un dacryoscanner ou scanner des voies lacrymales peut ĂȘtre prescrit par le mĂ©decin pour localiser prĂ©cisĂ©ment l’obstruction des voies lacrymales

Le traitement varie en fonction de la cause du larmoiement et de la localisation de l’obstruction.

  • Le larmoiement dĂ» Ă  une hypersĂ©crĂ©tion lacrymale sera traitĂ© mĂ©dicalement par l’instillation de collyres et pommades ophtalmiques en fonction de la cause.
  • Un traitement chirurgical est nĂ©cessaire dĂšs lors que le larmoiement est secondaire Ă  un rĂ©trĂ©cissement ou une obstruction de la voie lacrymale.

Chez les enfants une intervention chirurgicale est envisagée si le larmoiement persiste aprÚs 1 an de vie.

La chirurgie consiste à reperméabiliser les voies lacrymales :

  • soit par sondage et intubation avec mise en place d’une sonde de silicone mono ou bi-canaliculonasales dans la voie lacrymale
  • soit en rĂ©alisant une dacryocystorhinostomie : dacryo-cysto-rhinostomie (DCRS), qui permet de crĂ©er une nouvelle voie d’accĂšs aux fosses nasales, via une incision dans le sac lacrymal et la mise en place d’une sonde d’intubation en silicone. L’intervention est rĂ©alisĂ©e au CHU de Dijon sous AnesthĂ©sie gĂ©nĂ©rale.  La sonde sera enlevĂ©e en consultation 1 mois aprĂšs la chirurgie.

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